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Citation #8

« Donc, ce que répond le discours analytique, c’est ceci : ce que vous faites, bien loin d’être le fait de l’ignorance, c’est toujours déterminé, déterminé déjà par quelque chose qui est savoir et que nous appelons l’inconscient. Ce que vous faites, sait […] ce que vous êtes, sait “vous”. […] jamais personne n’avait osé ce verdict, dont je vous fais remarquer ceci : la réponse de l’inconscient, c’est qu’elle implique le sans pardon, et même sans circonstances atténuantes. »

Lacan J., Le Séminaire, livre XXI, « Les non-dupes errent », leçon du 9 avril 1974.
 

Citation #7

« Nous croyons que nous disons ce que nous voulons, mais c’est ce qu’ont voulu les autres, plus particulièrement notre famille, qui nous parle. »

Lacan J., Le Séminaire, livre XXIII, Le Sinthome, p. 162.
 

Citation #6

« L’analyste n’a pas affaire au symptôme comme tel, mais aux dits du patient qui renvoient au symptôme comme à leur référence, Bedeutung. Comme s’exprime Lacan, on ne peut prendre ces dits au pied de la lettre. L’analyste n’a affaire qu’au Sinn du symptôme, il doit faire avec le Sinn, de sorte que le symptôme relève du registre de la vérité, de la vérité variable. »

Miller J.-A., « Le symptôme : savoir, sens et réel », Le Symptôme-charlatan, p. 58.

Citation #5

« Pour la première fois dans l’histoire, il vous est possible à vous d’errer, c’est-à-dire de refuser d’aimer votre inconscient, puisque enfin vous savez ce que c’est : un savoir, un savoir emmerdant. »

Lacan J., Le Séminaire, livre XXI, « Les non-dupes errent », leçon du 11 juin 1974, inédit.

Citation #4

« Si le bien-dire n’est gouverné que par la pudeur, ben ça choque forcément. Ça choque mais ça ne viole pas la pudeur. » 

Lacan J., Le Séminaire, livre XXI, « Les non-dupes errent », leçon du 12 mars 1974, inédit.

Citation #3

« Écoutons-le [l’analysé] : entendons ce « je » mal assuré, dès qu’il lui faut se tenir à la tête des verbes par où il est censé faire plus que se reconnaître dans une réalité confuse, par où il a à faire reconnaître son désir en l’assumant dans son identité : j’aime, je veux. Comment se fait-il qu’il tremble plus en ce pas qu’en aucun autre ».

Lacan J., Autres écrits, Paris, Seuil, 2001, p. 137.

Citation #2

« On ne saurait en effet trop insister sur la corrélation qui lie l’objectivation psychologique à la dominance croissante qu’a prise dans le vécu de l’homme moderne la fonction du moi ».

Lacan J., Autres écrits, Paris, Seuil, 2001, p. 142.

Citation #1

« Il ne s’agit pas de savoir si je parle de moi de façon conforme à ce que je suis, mais si, quand j’en parle, je suis le même que celui dont je parle […] Le cogito philosophique est au foyer de ce mirage qui rend l’homme moderne si sûr d’être soi dans ses incertitudes sur lui-même. »

Lacan J., Écrits, Paris, Seuil, 1966, p. 516-517.

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