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Faire exister l’inconscient

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Rectification subjective/rectification de jouissance

Les patients qui nous arrivent n’ont pas tous une idée de l’inconscient. La mise au travail de l’inconscient implique l’interprétation. Lacan dans le Séminaire X précise : « Vous savez qu’il ne peut pas l’être, interprété, directement, le symptôme, qu’il y faut le transfert, c’est-à-dire l’introduction de l’Autre.[1] » Voilà une boucle, une bande de Mœbius, pour que l’interprétation porte, il y faut le transfert et pour qu’il y ait transfert, il faut l’instauration du sujet supposé savoir. Comment permettre la possibilité du sujet supposé savoir ? Par quelles interprétations, épinglages, cernages, a-t-il pu advenir et permettre l’entrée en analyse ? L’acte est au premier plan, la position de l’analyste aussi, car « l’introduction de l’Autre » implique pour le sujet lui-même de se reconnaître autre à lui-même, qu’il n’est pas plein de lui-même, que ça résonne sur « l’autre scène ». Peut-être est-ce là ce que l’on entend par entretiens préliminaires ?


[1] Lacan J., Séminaire, livre X, L’Angoisse, texte établi par J.-A. Miller, Paris, Seuil, 2004, p. 147.

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