Plus d’un siècle de références réunies dans la bibliographie permet de saisir combien la psychanalyse est de son temps,
Que faire d’une bibliographie ? la parcourir, peut-être au hasard, en se laissant guider par ce qui résonne dans notre actualité : Freud, par exemple en 1908, quand il remarque : « Les nerfs sont à plat et on cherche à se détendre par l’accroissement des stimulations et par des plaisirs très épicés, ce qui ne fait que fatiguer davantage. » Cette lassitude si fréquente aujourd’hui, n’en avons-nous pas l’écho dans « l’humeur » dont Jacques-Alain Miller nous précise, cent ans plus tard, en reprenant l’expression de Lacan « au joint le plus intime du sentiment de la vie », qu’elle est « la basse continue de l’existence subjective ». Voilà une expression musicale, basse continue, qui a fait mouche pour moi, parmi tant d’autres.
Le thème des J56 nous a fait glaner de nombreuses citations autour du désordre dans la manière dont nous ressentons le monde environnant, dont nous ressentons notre corps, nos idées, mais pas seulement !
Lacan nous le dit : « C’est beau, la vie, comme vous savez. Ça remue, c’est chaleureux, c’est sensible, c’est bouleversant. Alors on commence à penser, Dieu sait pourquoi, que ça se conserve, la vie. C’est quand même un signe que là, quelque chose passe d’un peu plus sérieux. Pour que ça dure, il faut que ça se conserve, ça fait ce qu’il faut pour se conserver, ce qui commence à compliquer un petit peu plus les choses. »
Certes, d’où l’intérêt d’un colloque où, à plusieurs, nous essaierons de nous y retrouver un peu mieux. En lisant la bibliographie vous retrouverez ces perles que j’ai prélevées parmi bien d’autres et pour finir, « Bref, c’est l’a–vie. Comme on dit une personne qui se divertit pour l’instant, c’est gai. » nous dit Lacan.
